La Ménopause

La ménopause est un changement important dans la vie d’une femme, et c’est avec beaucoup de pudeur, encore de nos jours, que les femmes acceptent d’en parler.

Nous ne sommes pas toutes égales devant ce changement hormonal auxquelles la plupart d’entre nous ne sont pas préparées : Chaque femme connaît donc une période plus ou moins longue, des symptômes plus ou moins nombreux, plus ou moins accentués…

J’aime comparer la ménopause à la grossesse : Chaque femme enceinte vit une grossesse différente, et ne sait pas à l’avance ce qu’elle va avoir comme désagréments : les crampes, les seins hyper sensibles, les sciatiques et autres mal de dos, les vomissements, les nausées, autant de symptômes différents d’une femme à l’autre.

Pour la ménopause, c’est pareil : Certaines femmes « s’en sortent » plutôt bien, avec pas ou très peu de soucis, et ce dérèglement hormonal ne se traduira pour elles que par une disparition progressive de leurs règles.

Par contre, un grand nombre d’entre elles vont subir des nuisances pouvant aller de la simple gêne à de véritables souffrances physiques et/ou psychologiques :

      • Bouffées de chaleur
      • Irritabilité
      • Prise de poids
      • Sécheresse intime mais aussi de leur peau en général
      • Suées nocturnes
      • Baisse de la libido
      • Manque de confiance en elles

et la liste est malheureusement plus longue !

Pour illustrer ce que beaucoup d’entre nous vivent en cette pénible période de transition hormonale, j’avais envie de vous parler d’une femme que l’on appellera Caroline, et qui m’a raconté son histoire.

Caroline occupe un poste à responsabilité au sein d’un grand groupe : elle est cadre, directrice des ressources humaines. Sa situation professionnelle encore assez exceptionnelle de nos jours pour une femme, a le mérite de nous montrer que la ménopause est un sujet encore tabou, quelque soit notre milieu socio-professionnel.

Caroline subit ses première bouffées de chaleur à l’âge de 40 ans. Voici ce qu’elle a vécu.

« J’animais une réunion où étaient présents une vingtaine de mes collaborateurs. Tout à coup, j’ai senti une vague de chaleur irradier mon ventre et remonter jusqu’à mes oreilles. La sueur s’est mise à « perler » sur mon visage, mon cou, mes seins… et j’ai eu l’impression que tout mon corps était une cocotte minute, comme si mon sang bouillait à l’intérieur de mon corps.
Cette sensation était à la fois très gênante, et très inquiétante, je ne savais pas quoi penser ou quoi faire. Prise de peur, je suis sortie de la salle de réunion en m’excusant, et je me suis affolée en cherchant un moyen de soulager cette sensation. Fallait-il que je boive de l’eau ? que je mange quelque chose ? que je prenne l’air ? Cette chaleur était insupportable. Pour me rafraîchir, je suis allée aux toilettes m’asperger le visage à l’eau froide, ainsi que mes mains et mes bras bouillants. Je commençais à avoir des vertiges, et mon inquiétude grandissait, car pour moi qui étais toujours en forme, cette « expérience » était vraiment inattendue.« 

A 40 ans, les premiers signes de la pré-ménopause étaient bien là ! La ménopause arrive en moyenne autour de l’âge de 50 ans. Avant 45 ans, on appelle ça « la ménopause précoce ».

Il aura fallu pas mal de temps à Caroline pour mettre un nom sur ses maux. Ce n’est qu’après plusieurs épisodes de bouffées de chaleur qu’elle décida de consulter son médecin généraliste. Après plusieurs examens, le diagnostic est tombé : elle était en pleine ménopause.

Mettre un nom sur ses symptômes était en soi rassurant, mais cela ne diminuait pas pour autant leurs effets plus que dérangeants. La solution médicale apportée aujourd’hui pour soulager les symptômes de la ménopause est le Traitement Hormonal de Substitution (THS). Mais malheureusement pour Caroline, ses antécédents familiaux révélaient des cas de cancer du sein, une pathologie qui interdit la prise d’hormones.

Quoi faire alors ?

Son entourage paraissait ne pas la comprendre : « Prends ton mal en patience », « Ce n’est rien, toutes les femmes passent par cette étape ».
Son médecin lui avait bien parlé d’homéopathie, de phytothérapie, d’acupuncture, mais en lui précisant que les résultats n’étaient pas aussi spectaculaires que ceux obtenus avec le THS.

Caroline se sentait seule et un peu perdue, mais elle ne se résignait pas à subir encore ces désagréments qui lui gâchaient la vie. Elle pensa prendre des compléments alimentaires à base de plantes, mais son entourage l’en dissuada : « Tu ne vas tout de même pas payer des compléments alimentaires à base de plantes, qui coûtent cher, qui ont peu de résultats, et qui en plus ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale ! ».

Désarmée, elle finit par se résigner à subir encore et encore ses crises de bouffée de chaleur à répétition, jusqu’au soir où une amie lui confia qu’elle avait réussi à atténuer ses symptômes grâce à un changement de ses habitudes alimentaires, en pratiquant une activité physique adaptée, et en ayant recours à la phytothérapie.

Soulagée et pleine d’espoir, Caroline prit rendez-vous avec une naturopathe. Celle-ci l’écouta avec attention, la questionna précisément sur ses symptômes et son mode de vie, et finit par lui établir un programme personnalisé qui devait lui permettre de soulager ses bouffées de chaleur.

Voilà plusieurs mois maintenant que Caroline respecte les consignes données par sa naturopathe : Elle se sent aujourd’hui beaucoup mieux, elle a moins de bouffées de chaleur, et lorsqu’elle en a, celles-ci sont beaucoup moins fortes, et restent facilement gérables dans son quotidien.

Rome ne s’est pas fait en un jour, et il a fallu du temps et de la persévérance pour que Caroline puisse enfin gérer sa ménopause avec sérénité.

Finalement, et au regard de l’histoire de cette femme, force est de constater que nous sommes peu ou mal préparées à affronter la ménopause. Les tabous semblent encore bien encrés, et la discrétion reste encore le maître mot lorsqu’il s’agit du corps féminin. Les mentalités restent figées et la femme devrait se résoudre à supporter ces symptômes « en attendant qu’ils passent », comme on le faisait jadis avec les règles douloureuses par exemple.

Certes les méthodes naturelles prennent du temps, et notre société d’aujourd’hui a tendance à faire rimer efficacité avec rapidité : nous voulons tout et tout de suite ! Mais avec la naturopathie, au même titre qu’une année a besoin de 4 saisons pour être complète et équilibrée, nous devons réapprendre à écouter notre corps, et à respecter son rythme, car il a besoin de temps pour « se réparer », se détoxifier, et finalement aller mieux.

Préparez-vous à ralentir pour vous ressourcer, vous recentrer sur vous et votre corps, comprendre les changements intérieurs et extérieurs que notre corps subit.

Prenons soin de nous : Nous n’avons qu’un seul corps, c’est notre enveloppe, protégeons-la ! Des solutions naturelles existent, pourquoi s’en priver ?

Vous doutez ? Vous avez des questions ? Ou vous souhaitez savoir si je peux faire quelque chose pour vous ?